Atelier

Retour sur notre premier atelier I Love Courb du jeudi 11 avril au Kids Palace.

Aurélie Taquillain fondatrice du mouvement d’idées I LOVE COURB’ a fait appel à plusieurs intervenants sur le thème suivant :

Comment faire pour que les écoles de Courbevoie se tournent vers le monde ? Dans une ville qui s’internationalise la place de l’anglais est cruciale. Le jeudi 11 avril dernier, nous débutions notre premier atelier d’échange sur la question de l’apprentissage de l’anglais dès le plus jeune âge. Le but de ces ateliers ? Réfléchir ensemble à une problématique posée, afin de tirer les meilleures parties de chaque témoignage et d’avancer ensemble.

Durant ces ateliers, plusieurs intervenants prennent la parole sur ce qui les anime et les passionne, l’idée étant d’interagir avec eux, de poser des questions et réfléchir tous ensemble à des solutions. Cette fois, c’est Flora, Katherine, Anne-Charlotte et Jean qui nous font part de leurs projets et de leurs engagements.

 

FLORA BELOT
Fondatrice de l’école bilingue Wi School Babilou à Paris et dans le 78, Flora nous dit tout sur l’âge idéal pour l’apprentissage de l’anglais.
«  Entre 0 et 1 an c’est bien, entre 3 et 6 ans on est dans l’âge heureux de l’apprentissage, après 8 ans on va apprendre la langue, mais de manière plus difficile et après 12 ans il y a des sonorités qu’on ne va plus entendre. »

 

KATHERINE MALAPKOUR BIARD

Présidente des orthophonistes de Courbevoie : www.messageparis.org, Katherine est franco-américaine et a grandi dans des écoles bilingues. Elle nous raconte que l’apprentissage de l’anglais et de n’importe quelle autre langue commence tout d’abord par la motivation.
« […] les petits vont chanter des chansons, ils vont être très réceptifs, il leur faut des événements culturels. Par exemple Thanksgiving, la Saint Patrick, le Nouvel An Chinois… Ces événements vont leur permettre de comprendre pourquoi on leur demande d’apprendre du vocabulaire… Il faut que la motivation vienne avec cette utilité. »
Katherine nous raconte l’initiative d’une ville du 92 qui permet d’illustrer ses propos, « La semaine dernière il y a eu, dans une des villes 92, un repas thématique qui a lieu chaque année. L’année dernière c’était la Grande-Bretagne, cette année le Canada. Il y a toute une thématique qui est travaillée par l’école, par les parents et c’est là que ça donne une vraie motivation, une vraie ouverture d’esprit. »
Elle poursuit en disant que « Courbevoie a un nombre énorme de parents qui justement sont souvent anglophones et parlent anglais » et qu’il faut donc parfois « simplement tendre la main, il n’est pas forcément nécessaire de voyager. »

 

ANNE-CHARLOTTE ROULEAU

Entrepreneuse de Courbevoie et présidente d’un organisme de formation nommé O’Beinglish – fondé sur un apprentissage axé sur les centres d’intérêt – Anne-Charlotte nous parle de sa façon non conformiste d’enseigner l’anglais.
« On dit de ne pas mettre ses enfants devant la télé avant trois ans, néanmoins, si vous les mettez devant un Disney en anglais, pendant 1h30 sans pouvoir changer de chaîne, c’est de l’apprentissage intelligent. », notamment sous le même modèle des pays scandinaves où les enfants à force d’entendre de l’anglais à longueur de journée deviennent bilingues à 8 ans. Aussi, les comptines sont idéales pour la mélodie et les sonorités.
Les adultes ne sont pas non plus en reste avec sa formation, « J’ai créé un profil utilisateur sur mon site web (https://www.obeinglish.com/) qui est en accès gratuit à tout le monde où vous pouvez vous logger et enregistrer tout ce que vous faites en anglais : livres, magazines, jeux… Vous enregistrez le tout et ce profil est partageable sous forme d’url ou de QR pour votre CV. », un réel plus lorsqu’aujourd’hui nombreux sont les recruteurs qui exigent un certain niveau d’anglais à leurs salariés.

 

JEAN ESSONE
Direction Général Adjoint, Politique Educative d’Evry-Courcouronnes, Jean nous raconte le projet très intéressant mis en place dans sa ville.
« A Courcouronnes, un dispositif bilingue a été mis en place dans 8 écoles, où le programme est enseigné en anglais et en français à parité horaire. Sur 24h d’enseignement, on compte 12h en anglais et 12h en français. Ce dispositif a été instauré pour la moyenne section, la grande section, le CE1, le CE2, le CM1 et le CM2. », des écoles qui sont accessibles à tous et qui n’ont pas de prérequis. Tous les enfants ont donc la même chance d’y accéder.

 

AURELIE TAQUILLAIN

Fondatrice de I ♥ Courb et Adjointe au Maire de Courbevoie, Aurélie Taquillain conclue ce premier atelier d’échange sur des notes positives et encourageantes.
« Aujourd’hui à Courbevoie il y a des jardins d’enfants municipaux à partir de 2 ans, où ils font de l’initiation à l’anglais. Aussi, il y a beaucoup de familles anglophones qui s’installent à Courbevoie comme le disait Catherine, il faut en profiter pour créer du lien, les aider à s’intégrer et partager. »
Elle poursuit, « Un projet comme celui de Courcouronnes peut être développé demain à Courbevoie […] Nous avons également la chance d’avoir un jumelage avec la ville anglaise Enfield. Je crois qu’il faut pouvoir utiliser les nouveaux moyens de communication, comme skype afin de pouvoir imaginer dans les écoles plus d’échanges en anglais. »
Elle termine en étant convaincu que « nous pouvons faire en sorte que tout cela soit déjà établi, on a tout à portée de main, il suffit juste de s’ouvrir, de s’écouter, de dialoguer pour imaginer le Courbevoie d’après et faire cette ouverture vers l’internationale. »
Un premier atelier d’échange inspirant et foisonnant de bonnes idées pour la ville de Courbevoie, qui ne demandent qu’à être développées.

 

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